MOFTARAK ("croisement" en arabe) Duo de 45min
Deux univers qui se croisent, entre passé et présent, vide et plein, silence et son interrogeant la mémoire et notre héritage. Moad est comme un nouveau-né, une page blanche sur laquelle son entourage trace son nom, sa lignée, ses croyances... Qu'en reste t’il?
Moftarak met en lumière l'expérience d'une confrontation au vide, un moment de profonde confusion, où tout bascule suite au vertige qu'entraîne un choix de vie. Différents chemins se profilent dans cette intense traversée en quête de sa place dans le monde et du sens donné à cette page blanche où les autres ont tracé leur empreinte.
Nos vides se croisent, se rencontrent, se subliment.
Au plateau Lara et Moad au sein d'une scénographie en mouvement composée de cartons perforés (partition d'orgue de barbarie). Concept, chorégraphie, interprétation : Moad Haddadi - Création sonore : Lara Odin - Regard scénographie : Antonin Odin
Merci à la Ville et la Métropole de Montpellier pour leur soutien
.
Extrait d'une critique de Andrea Pocosgnich traduite de l'italien :
(...) Ainsi, notre mercredi soir s'est achevé avec la poésie inattendue et poignante de Moftarak (...), une œuvre de la compagnie Masse Art, fruit d'une conversation (le titre en arabe signifie « croisement ») entre Lara Odin et Moad Haddadi, entre un instrument étrange et rarissime et un danseur.
(...) Le spectacle, dans le blanc crème de la scène encadrée par une très longue file de cartons, commence par un chant, tandis que Moad Haddadi, presque immobile, commence lentement à bouger, sa danse est celle d'un corps secoué par des impulsions. Ensuite, Lara Odin s'installe derrière l’orgue de barbarie et commence à jouer, tandis que le rouleau capte la longue queue de cartons, nous pouvons suivre son défilement. La musique - nostalgique mais dense - s'écoule, se préparant à un long silence de papier non perforé, pour ensuite reprendre.
Le son et le temps glissent entre les doigts, jusqu'à ce que Moad Haddadi franchisse la quatrième dimension comme un aventurier venu d’un autre monde, devenant lui-même un objet poétique et lumineux. Nous sommes chanceux d’être dans cet ailleurs. (Andrea Pocosgnich)
https://www.teatroecritica.net/2024/09/moftarak-masse-ar
Images : Carolina Farina